Le monument aux morts

La   première guerre mondiale très meurtrière, a provoqué un élan de reconnaissance envers  tous  les soldats et  civils Morts pour la Fance. La loi du 25 octobre 1919  sur la         < commémoration et la glorification des Morts pour la France au cours de la grande guerre > a suscité la construction de monuments aux morts dans chaque ville et village  de France.

Celui de Fontaine les Vervins a été inauguré le 10 juillet 1921. Il a coûté 8400 frs.

( délibération du 21 février 1921). Il a été réalisé par Monsieur Raffineur marbrier à Hirson.

 

Voici la liste des 22 noms de militaires Morts pour la France en 14-18 qui sont inscrits sur notre monument.

 

BOUCHER Auguste

DUFLOT Charles

CAPLET Gustave

DUMANGE Georges

EMERY Ernest

HENNECENT Louis

FOUAN Emile

HARDY Emile

JEROME Alexandre

LACOUR Eugène

LEFEVRE Louis

MAILLIARD Léon

MERCIER Jules

MOREAU Etienne

MORELLE Albert Eugène

MORELLE Albert

OLIVIER Georges

POYART Raymond

RICHET Paul

ROLET Paul

MORELLE Jules

ROZE Fernand

 


En cette année de commémoration, la municipalité a le projet d'éditer un livre pour rendre hommage à ces soldats Morts pour la France en 14-18. Une petite équipe s'est donc constituée pour faire des recherches afin de retracer leur vie d'homme avant la guerre et leur vie de soldat jusqu'au jour de leur décès. C'est pourquoi nous faisons appel aux personnes descendantes de ces soldats  ou à leurs proches qui pourraient nous prêter des documents ou des photos pour nous aider dans ce travail de mémoire.

L'histoire du village

Fontaine-Les-Vervins porta au cours de l'histoire, plusieurs noms différents :

Fontes Régis en 1136 (Mem.M.S de Leluc) 

Fontanis en 1180,(D.Grenier)

Fontaines en 1209 (Cartulaire Thenailles)

Funtanis en 1261 (Chap.cath de Laon)

Fontainnez en 1340 (Fonds latins Biblio Nat)

Fontaine-les-Vervins en 1411(Transcrits du Vermandois)

Fontaine-les-Vervins en 1498 ( id)

Fontaine le Roy en 1703 (1) (Etat civil)

Fontaine-les-Vervins en 1709 

 

Autrefois le centre de la commune où sont situés l'église, le presbytère et la mairie s'appelait le "Quartier du Roi"

 

Extrait de la monographie d 'Emile César Poulain, instituteur à Fontaine à la fin du XIXème siècle.

 

 

Cambron

Ce hameau avait pour nom en 1136, Cameron du latin camera qui signifie voùte. Les architectes romains appelaient camera le plafond voùté d'une chambre quand il était fait de bois et de plâtre, au lieu de présenter un arc de briquetage ou de maçonnerie qui s'appelait alors un fornix. Mais le premier terme finit par s'appliquer, dans un sens plus général, à toute espèce d'appartement ou d'édifice dont le plafond était voùté. De là notre mot chambre. On a retrouvé au 19ème siècle à Cambron, les vestiges d'une villa romaine dont les chambres étaient sans doute à plafond voûté.

Le chemin des fioles et le gué

Si vous avez envie de faire une balade agréable un jour où le temps est sec et ensoleillé, empruntez le chemin des Fioles ( anciennement appelé chemin de la viole - de viola petite voie) et allez jusqu'au gué sur la Simone.

Ce chemin qui longe la vallée de la Simone débute en bas de la RN2 à droite en venant de Vervins. Il pourrait être le prolongement de la voie romaine qui se situe juste en face de l'autre côté de la route. C'est un chemin rural herbeux mais praticable, sans  habitations, qui arrive au pied du Mont Simon ( 205 m et qui a donné son nom à la rivière). Il tourne brusquement à gauche pour passer le gué. Il rejoint ensuite la route goudronnée qui est l'ancien chemin de Fontaine à La Bouteille.

Au niveau du gué, sur les anciens documents, le lieu s'appelait la Fontaine des Romains. Il pourrait être à l'origine du nom de notre village.

De la route goudronnée, on remonte vers le village et l'église en passant par le calvaire pour retrouver la voie romaine devenus RN2 qui se dirige vers Etréaupont.

 

Saint - Martin

L'église de Fontaine est placée sous le vocable de Saint - Martin qui est le saint le plus représenté dans les paroisses françaises.Pas moins de 700 villages et 4000 églises lui sont dédiés en France.

Martin, né en Hongrie, vivait au IVème siècle après JC dans le nord d l'Italie avec ses parents. Sa volonté est de consacrer à Dieu mais il est enrôlé de force dans la légion romaine à l'âge de 15 ans. Il est envoyé en garnison dans les Gaules à Reims puis à Amiens. C'est dans cette ville, qu'un soir d'hiver, il rencontre un pauvre homme transi de froid. Il coupe alors en deux son beau manteau pour lui en donner la moitié.

Il sera baptisé à Pâques 339. ll a vingt-deux ans. Il restera encore deux années dans l'armée avant d'obtenir sa liberté, puis il voyagera pour se former à la vie religieuse : Trèves, Poitiers, l'Italie pour revoir ses parents et la Hongrie...Il revient en Italie où il se fait ermite. A quarante-quatre ans, il rentre en  France pour seconder l'évêque de Poitiers. On lui attribue alors quelques miracles, et les gens de Tours qui ont besoin d'un évêque font appel à lui. Il accepte un peu forcé et trouve refuge à l'intérieur de grottes de la région. L'endroit se transforme peu à peu en lieu de prières et de pélerinage. C'est la création du grand monastère de Marmoutier.

Martin voyage alors à pied à travers toute la France pour évangéliser les populations des campagnes. Et partout où il passe, des villages portent son nom, des églises lui sont consacrées.

Il meurt en l'an 397 à Candes (Indre et Loire) devenue Candes Saint Martin. Comme tout le monde se disputait sa dépouille, les gens de Tours dérobèrent le corps pendant la nuit et le ramenèrent jusque chez eux en barque par le cours de la Vienne et de la Loire.

Il y a toujours foule pour se recueillir devant le tombeau de Saint-Martin mais aussi pour vénérer sa chape - celle qu'il apartagé avec un pauvre à Amiens